La chimie de l’Open Data dans le secteur public

Aujourd’hui ce n’est plus une question de technologies. C’est en revanche une question de nouvelles logiques de travail, d’adoption de nouveaux processus. En partant de l’idée que l’implémentation des données doit être conçue en vue de favoriser leur recoupement et leur exploitation par des tiers (en premier lieu d’autres services d’une même collectivité ou plusieurs communes d’une communauté d’agglomération), l’on maintient une haute qualité de la donnée profitable à l’exécutif dans sa prise de décision, aux collaborateurs dans l’exécution de leurs tâches. C’est donc d’abord un leadership que la collectivité désireuse de se lancer doit trouver, afin de promouvoir la culture de la qualité de la donnée. D’elle en découlera tout naturellement une collaboration plus stimulante entre services, la réduction des coûts due à une information plus complète et plus détaillée et demain, quand les jeux de données seront devenus suffisants, la prise en main par de acteurs de la société civile qui sauront transcender l’information.

viaLa chimie de l’Open Data dans le secteur public – Paroles d’experts.

Open data, le besoin d’une nouvelle culture

Open data. Souvent, la première réaction à l’écoute ou à la lecture de ce mot est, au mieux de l’incompréhension, au pire, une réaction épidermique à la surveillance généralisée et à la disparition du libre arbitre. Les scandales récents liés à l’espionnage et la vie privée ont propagé une image négative des data, sans différencier big data, open data et linked data.

viaOpen data, le besoin d’une nouvelle culture.

Savoirs données.

H. V. – Les données, c’est du savoir latent. Dès qu’on les rend accessibles, des gens s’en servent pour créer des choses. Au sein même de l’Etat. C’est le sens de cette nouvelle mission d’administrateur général des données. Quand un ministère nous fournit des données réelles, on les « fouille » en détail (data mining), on les traite et, en retour, on peut aider ce ministère à découvrir par exemple de véritables économies ! Il s’agit d’aide à la décision, de modèles apprenants… Nous avons embauché quatre premiers data scientists pour avancer sur ces sujets clés.

viaHenri Verdier : « Données publiques : la France doit construire son propre récit », Idées.

Chers producteurs de données ouvertes, mangez-les !a

Hé oui il manque un lien quoi, une stratégie, une vue d’ensemble.

Pourquoi libérer les données si c’est pour qu’elle soient différentes de celles utilisées. Il faut de la fluidité. Une donnée est intéressante lorsqu’elle est à jour, qualifiée. La donnée est vivante, c’est un flux continuel. S’ouvrir vers l’extérieur demande de regarder autour de soi. Il faut penser ce qu’on produit pour soi mais également pour les autres. Personne ne viendra piocher dans des données inertes, sans vie.

Chers producteurs de données ouvertes, mangez-les ! – Libertic – A lire ailleurs.